Chronique #1 - Clarté & Chaos : Anatomie d'une Inadéquation
Cinquante ans de rigueur face au système français
PROLOGUE
Préliminaire
Ce texte n'est pas un manifeste nationaliste. Je ne suis pas un citoyen Suisse convaincu de la supériorité de son pays sur la France. Je ne parle pas de nations, je parle d'expériences vécues.
Je suis un humain capable d'observation, qui a vécu dans deux environnements très différents et qui tente de comprendre pourquoi l'un lui convient et l'autre le révulse.
J'aime la France. J'aime sa langue, son histoire, ses habitants. J'aime ses tables et ses fromages, sa façon de vivre conviviale, cette capacité française à prendre le temps, à savourer, à discuter, à inventer. Il y règne une douceur de vivre que je ne nie pas.
Mais son inefficacité m’exaspère.
Ses politiciens, toujours en opposition, jamais en compromis, m’exaspèrent.
Son imprécision érigée en vertu m’exaspère.
Ce qui suit n'est pas un réquisitoire contre un pays, c'est l'anatomie d'une incompatibilité personnelle. Une tentative de comprendre pourquoi, malgré tout ce que j'apprécie en France, je me sens profondément étranger au système qui la régit.
Un Poisson Hors de l’Eau
Je suis du signe du poisson et un alien dans le pays de résidence où j'ai choisi de m'installer pour ma retraite.
Un choix pragmatique qui a résolu mon problème premier : des revenus de retraite moins élevés rendaient difficile la vie en Suisse, la proximité géographique me permettait de rester près de mes enfants et la langue commune devait faciliter l’intégration.
Le calcul économique était juste. Le reste s'est révélé insupportable.
Pas immédiatement. Pas brutalement. Mais progressivement, au fil de douze années de vie en France. Comme une prise de conscience lente et inexorable : partager une langue ne signifie pas partager une culture. Encore moins partager une logique de fonctionnement.
Après des décennies passées dans des univers où la logique règne, où la simplicité est une vertu et où la clarté sauve des vies, je me suis retrouvé plongé dans un système qui célèbre exactement l'inverse.
La complexité comme marqueur d'intelligence,
Le flou comme subtilité,
La complication comme culture.
Cette incompatibilité n'est pas apparue d'un coup. Elle s'est accumulée, interaction après interaction, démarche administrative après démarche administrative, conversation après conversation. Jusqu'à ce point de rupture où je dois admettre qu’elle a détruit ma sérénité, qu’elle nourrit ma colère et qu’elle m’a transformé en ermite social.
Comprendre pourquoi nécessite de remonter aux origines.
PREMIER TIERS DE VIE - LES FONDATIONS DE LA RIGUEUR
L’Empreinte Paternelle
Mon enfance s’est construite sous l’autorité d’un père ingénieur pour qui l’univers obéissait à des lois immuables de logique et d’ordre. Dans notre maison, le chaos n’avait pas sa place. Chaque outil possédait son emplacement précis. Chaque action avait une justification rationnelle. Les horaires étaient respectés. Les explications devaient être claires, démontrables, vérifiables. Aux yeux d’un enfant ces règles sont invisibles, mais elles forgent son caractère. J’y fus très réceptif, mais ce n’est que bien plus tard que je réaliserai que mon ADN ne peut renier son origine.
Ma mère gérait la logistique familiale : la nourriture, les soins, les loisirs des enfants. Elle assurait le fonctionnement quotidien du foyer. Mais elle était dépourvue de la même rigueur que mon père. Cette différence maintenait un équilibre salvateur dans la maison : d’un côté, l’ordre absolu et la logique implacable ; de l’autre, une approche plus souple, plus intuitive, moins systématique. Quand mon père m’imposait trop de rigueur je cherchais le refuge de ma mère.
Le Rejet et le Retour
La rigueur paternelle finit par m’exaspérer. Nous étions en pleine époque post-mai 68, et mon entourage social d’études m’a tiré dans l’autre direction. Rejet de l’autorité, peace and love, contestations sociétales omniprésentes. Je me suis rebellé contre l’ordre rigide qui avait dominé mon enfance : je fumais, je sortais, j’avais les cheveux longs et je contredisais tout le bien que me voulaient mes parents.
Mais la fin des études et la naissance de la vie professionnelle m’ont remis sur le chemin de la rigueur de pensée. J’ai d’abord tenté la médecine : trop compliquée. Puis le droit : trop abstrait. Et finalement les ordinateurs : le Graal.
L’informatique m’a réconcilié avec la rigueur paternelle, mais sous une forme que j’avais choisie cette fois. Pas imposée. Pas subie. Acceptée parce que nécessaire, parce qu’efficace, parce que juste.
Cette éducation stricte, que j’avais rejetée puis retrouvée, est devenue mon socle, ma manière naturelle d’appréhender le monde. Je ne savais pas encore qu’elle ferait de moi un étranger dans mon pays de résidence.
DEUXIÈME TIERS DE VIE - L’UNIVERS LOGIQUE
Le Développement Logiciel - Quand le Flou Est Fatal
Ma vie professionnelle a commencé dans le développement de logiciels informatiques. Un univers où la précision n’est pas négociable. Un code fonctionne ou ne fonctionne pas. Il n’existe pas de “zone grise algorithmique”. Une virgule mal placée, un point-virgule oublié, et tout s’effondre.
J’avais ainsi créé un programme qui listait les positions titres des clients d’une banque. Monde hautement confidentiel : données sensibles, fortunes personnelles,. Une responsabilité immense.
Une erreur improbable s’est glissée dans les données que le programme devait traiter. Je ne l’avais pas prévue. Résultat : les extraits de comptes se sont mélangés. Heureusement, l’erreur fut interceptée avant d’atteindre les clients. Mais il m’a fallu de longues investigations pour identifier et corriger la faille.
Cette expérience fut fondatrice. Elle m’a enseigné viscéralement que dans certains domaines, l’approximation n’est pas acceptable. Qu’une erreur “improbable” finit toujours par se produire. Que la rigueur n’est pas une option, c’est une obligation.
La Spécialisation - Trouver Ce Que D’Autres Cherchent
C’est à partir de là que je me suis spécialisé dans la chasse aux erreurs occasionnelles, ces bugs insidieux qui n’apparaissent que dans des conditions spécifiques, ces failles improbables qui passent inaperçues jusqu’au moment catastrophique où elles se manifestent.
J’étais à l’aise. Ce travail me donnait un vrai sentiment d’accomplissement et une fierté légitime : je trouvais ce que d’autres n’avaient pas la patience de chercher. Je développais une rigueur méthodique, une capacité à isoler des variables, à reproduire des conditions, à penser avec une clarté cristalline.
Mais je sentais déjà le dilemme émerger : “faire vite” versus “faire bien”.
La pression économique pousse toujours vers la rapidité. Les délais, les budgets, les promesses commerciales. Mais la rigueur exige du temps. L’investigation minutieuse ne se fait pas à la va-vite. Trouver une erreur occasionnelle demande de la patience, de la méthodologie, de la persévérance.
J’ai appris que ce dilemme est universel. Et que céder à la facilité du “faire vite” crée invariablement des catastrophes futures.
L’Aviation - Là où la Clarté Sauve des Vies
Puis vint l’aviation. Et là, tout ce que j’avais appris se cristallisa en principe absolu : tout DOIT fonctionner.
Dans un cockpit ou devant un écran de contrôle aérien, il n’y a pas de place pour l’ambiguïté. L’anglais est la langue universelle. Les procédures sont simples, directes, efficaces. Le langage est réduit à l’essentiel nécessaire à la compréhension. Pas de fioritures, pas de circonvolutions rhétoriques, pas de “il conviendrait peut-être d’envisager”.
Il n’y a pas de “oui mais non en même temps”.
On dit ce qui doit être dit, rien de plus, rien de moins. Les règles sont claires parce que des vies en dépendent. La confiance entre collègues est totale parce qu’elle repose sur la certitude que chacun maîtrise son domaine, que chacun dit exactement ce qu’il veut dire, que chacun fait exactement ce qu’il dit.
Cette clarté n’est pas de la sécheresse. C’est du respect. Respect pour l’intelligence d’autrui, respect pour son temps, respect pour sa vie.
J’ai passé plus d’une décennie dans cet univers. Il est devenu ma norme, ma référence, mon exigence minimale pour toute interaction professionnelle ou administrative.
L’Horlogerie - La Rigueur Devenue Passion
Vers la fin de cette activité professionnelle, je me suis formé à l’horlogerie, en cours du soir. Autre monde où la rigueur et la précision sont un requis sine qua non.
Un mécanisme horloger ne tolère aucune approximation. Un centième de millimètre d’écart, et la montre ne fonctionne pas. Une huile mal dosée, et le mouvement se grippe. Un réglage imprécis, et le temps dérive.
L’horlogerie est devenue ma passion et plus tard mon métier. Elle prolongeait naturellement tout ce que j’avais appris : la rigueur de l’informatique, la précision de l’aviation, ajoutant une dimension manuelle, tactile, artisanale.
C’est avec cette triple formation - informatique, aviation, horlogerie - que je me suis installé en France pour ma retraite. Trois univers différents, mais unis par un même principe fondamental : la clarté, la rigueur, la précision comme garanties de succès.
TROISIÈME TIERS DE VIE - LA DESCENTE AUX ENFERS
Le Choix et Ses Conséquences Imprévues
Comme évoqué en préambule mon installation en France fut un choix délibéré pour causes économiques. Mon revenu de retraite ne me permettait pas le niveau de vie suisse, très cher. La France offrait une solution pragmatique : proximité géographique avec mes origines, langue commune, coût de la vie plus abordable.
Le calcul économique était juste. Il a résolu le problème initial.
Mais ce que je n’avais pas anticipé, ce que je n’aurais pas pu anticiper, c’est le choc culturel et administratif qui allait suivre. Pas immédiatement. Progressivement. Au fil de dix années de découvertes successives, chacune ajoutant sa couche d’incompréhension et de frustration.
La Découverte Progressive de l’Horreur Administrative
J’ai découvert graduellement ce que je ne peux décrire autrement que comme une pathologie systémique : le mille-feuille administratif français. Des strates de règlements qui se contredisent. Des décrets qui s’empilent sans jamais remplacer les précédents. Des formulaires qui exigent des informations contradictoires. Des administrations qui ne communiquent pas entre elles.
La complication n’est pas un bug du système français, c’est une fonctionnalité. Elle est cultivée, entretenue, défendue comme une caractéristique culturelle.
L’Absence de Contrôle et de Logique
Dans l’aviation, chaque procédure est testée, validée, auditée. Si quelque chose peine à fonctionner, on la simplifie, on la corrige. Si une règle crée de la confusion, on la clarifie. Le système s’améliore continuellement parce que l’échec n’est pas une option.
J’ai découvert avec incrédulité qu’en France, personne ne semble responsable de rien. Les règles se multiplient sans qu’on évalue leur efficacité. Les contradictions s’accumulent sans qu’on cherche à les résoudre. Et quand on demande des clarifications, on vous répond avec ce mélange caractéristique d’arrogance bureaucratique et de flou artistique qui est la signature de l’administration française.
Exemple récent : ma vente de terrain. Une transaction qui devrait être simple devient un labyrinthe kafkaïen. Le notaire évoque des “obligations” d’études géotechniques, sans pouvoir me dire clairement pourquoi elles obligatoires. Les textes légaux sont rédigés dans un jargon opaque, truffés de “sous réserve de”, “selon les cas”, “sauf exceptions prévues”, sans penser à questionner le bon sens d’une exigence.
Comment peut-on construire une société sur des fondations aussi instables ?
Le Langage Comme Écran de Fumée
Mais le pire n’est pas la complexité des règles. C’est le mode d’expression : parler beaucoup pour ne rien dire.
Ma langue maternelle est le français, mais visiblement l’usage d’une langue varie sensiblement selon la clarté d’esprit de celui qui l’utilise. On a oublié Boileau depuis longtemps.
“Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément”.
Nicolas Boileau 1636 - 1711
Ce n’est qu’au fil des années de retraite que j’ai réalisé - avec stupeur et incompréhension au début, puis agacement progressif - que la verbosité est élevée au rang d’art national. On préfère “il conviendrait d’envisager une réflexion approfondie sur les modalités d’une éventuelle mise en œuvre” à “nous devons décider”. Cette inflation verbale ne masque pas la profondeur de pensée, elle cache l’absence de substance.
Dans l’aviation, j’ai appris que la clarté est un pré-requis à la sécurité, la sécurité une conséquence d’un fonctionnement parfait de systèmes, une utilisation optimale de l’intelligence humaine. En France, j’observe que la complication est synonyme d’esprit subtil. C’est exactement l’inverse de tout ce que j’ai appris.
Dans mon atelier d’horlogerie, une montre fonctionne ou ne fonctionne pas. Un rouage est correctement ajusté ou il ne l’est pas. Il n’existe pas de “zone grise horlogère”. Pourquoi l’administration devrait-elle jouir d’un privilège d’imprécision ?
La seule justification que j’entends toujours - excuse qui m’agace profondément - est que “vous comprenez, c’est compliqué !”
Non.
Ce n’est pas compliqué sans raison. La complication volontaire est voisine de malhonnêteté. Il y a une difféence fondamentale entre la complexité inhérente à un sujet et la complication artificiellement créée par ceux qui sont incapables ou refusent de penser clairement.
La vraie intelligence se manifeste dans la capacité à rendre simple ce qui est complexe, à clarifier ce qui est obscur, à aller droit au but. L’obscurité délibérée n’est pas de la profondeur, c’est de la lâcheté intellectuelle et de la malhonnêteté.
LES CONSÉQUENCES - LA DESTRUCTION DE LA SÉRÉNITÉ
La Perte de l’Équilibre
Je m’étais installé en France apaisé, après une carrière où j’avais trouvé ma place dans des systèmes logiques et efficaces. J’avais construit une sérénité durement acquise.
Cette sérénité a volé en éclats.
Chaque interaction administrative devient une source de stress. Chaque démarche me rappelle que je suis dans un monde
que je ne comprends pas,
qui fonctionne selon des principes que je trouve absurdes,
qui valorise ce que je considère comme des défauts.
La Colère… et la Fascination
Les accès de colère sont devenus systématiques avec chaque interaction administrative. La corrélation est parfaite. Quelle irone : j’ai passé ma vie à chercher la perfection dans les systèmes et je la trouve enfin … dans ma colère administrative !
Une colère que je ne reconnaissais pas en moi. Une colère née de l’impuissance face à l’absurde, de la frustration de voir du temps volé par des complications inutiles, de l’incompréhension face à un système qui semble conçu pour décourager plutôt que pour servir.
Mais parallèlement à cette rage, une fascination étrange s’est développée. Une curiosité presque ethnographique pour ce fonctionnement si radicalement différent de tout ce que j’ai connu.
Comment un système peut-il survivre avec autant de contradictions ?
Comment des millions de personnes acceptent-elles ce qui me semble absurde ?
Quelle logique sous-jacente me manque-t-il pour comprendre ?
Cette fascination ne diminue pas ma colère, elle la complique. Je suis simultanément exaspéré et intrigué, révolté et curieux. C’est comme observer un mécanisme horloger dont toutes les pièces sembleraient mal ajustées, et qui pourtant continue de tourner. Mal, certes. Mais il tourne.
Ce n’est pas de la simple irritation. C’est une rage profonde contre le gaspillage systémique d’énergie humaine, contre le mépris implicite pour le temps et l’intelligence des citoyens, contre l’acceptation résignée de ce qui devrait être inacceptable.
Un monde enfermé dans la règle des 5 C : “C’est Con mais C’est Comme Ça”. Formule qui résume avec humour noir cette résignation collective qui me rend fou. C’est exactement l’opposé de la culture d’amélioration continue que j’ai connue dans l’aviation.
Le Retrait Social
La foule et le brouhaha me sont devenus insupportables. À de rares exceptions près, les interactions sociales sont devenues une épreuve.
Les assemblées et les groupes : je les refuse systématiquement. Ces lieux où règne le chaos verbal. En particulier au restaurant, lors de grandes tablées, où le bruit de la conversation est tel qu’il devient impossible de converser même avec son voisin direct.
Chacun parle plus fort pour couvrir le bruit ambiant, créant une escalade sonore absurde. Ce bavardage interminable tourne autour des sujets sans jamais les aborder directement, ces échanges où le fond est sacrifié à la forme, où l’on parle pour parler, où le volume remplace la substance.
Là encore, cette observation me fascine autant qu’elle m’épuise. Cette capacité collective à créer un environnement qui rend impossible l’objectif même du rassemblement – échanger – relève d’un paradoxe fascinant. C’est un système qui s’auto-sabote avec une régularité impressionnante.
Chez moi, je refuse d’avoir plus de six personnes à table. Au-delà, la conversation devient inévitablement ce chaos verbal que je ne peux plus supporter. Six personnes permettent encore un échange réel, où l’on s’écoute, où l’on se comprend, où le silence a sa place entre les mots.
Je suis devenu un ermite social non par misanthropie, mais par incompatibilité. Je peine à fonctionner dans ce mode d’interaction qui valorise exactement ce que j’ai appris à rejeter : le bruit, le flou et l’agitation.
Et pourtant, de loin, en observateur, je reste fasciné par ce ballet chaotique.
ÉPILOGUE - UN ALIEN DANS SON PROPRE PAYS
Je me sens comme un poisson hors de l’eau. Pire : comme un alien qui aurait atterri sur une planète dont il ne comprend ni les règles ni les valeurs.
J’ai passé deux tiers de ma vie dans des univers où la logique règne, où la simplicité est gage de succès, où la clarté est une marque de respect. L’informatique m’a appris que le flou est fatal. L’aviation m’a appris que la précision sauve des vies.
Et maintenant ? M’adapter à un système qui célèbre l’inverse ? Un système où la complication est élevée en valeur nationale ? Un système où le flou est considéré comme de la subtilité ? Un système où parler beaucoup pour ne rien dire passe pour de l’éloquence ?
Je ne peux pas. Je ne veux pas.
Ce n’est pas de l’intolérance. C’est une incompatibilité fondamentale entre mon ADN, les valeurs qui m’ont construit et celles qui régissent mon entourage
Après soixante ans de rigueur, embrasser d’un coup le chaos est impossible. Après des décennies de clarté, célébrer le flou est inconcevable. Après une vie passée à simplifier, accepter la complication comme norme dépasse ma capacité de résilience. Je suis un ovni dans mon pays de résidence.
Je vais tenter d’apprendre à piloter cet ovni que suis aujourd’hui. Ecrire ces lignes est une manière d’explorer sereinement la différence plutôt que de constamment m’y heurter.
Je dois surmonter cet obstacle de taille et totalement imprévu.
Si j’y parviens.
- Pierre








